
Découvrez dans cette article, ma rencontre avec Sarah, porteuse de projets pour valoriser la laine française, entre terroir et business
“Il faut que t’ailles voir cette nana qui fait de la laine”
Voilà tout ce que je savais d’Atelier Marelha en prenant contact avec Sarah. J’ai été surprise de découvrir une véritable business woman, passionnée de laine et qui a à cœur de valoriser cette matière complètement sous-cotée aujourd’hui !

Niché au cœur des Pyrénées, la vue depuis le bureau de l’atelier a de quoi faire pâlir d’envie les visiteurs. Dans cet ancien centre de vacances devenu tiers-lieu créatif, on retrouve différents artisans, un restaurant et quelques logements. C’est ici que Sarah a voulu ancrer son entreprise, dans ses Pyrénées natales qu’elle n’a jamais oubliées, même lors de ses études parisiennes.

Elle avait à cœur de valoriser son patrimoine pyrénéen tout en travaillant sur un projet créatif : la laine s’est naturellement imposée. C’est un peu une institution ici, il n’y a qu’à faire une randonnée au printemps pour croiser des cheptels de quelques milliers de moutons pour s’en apercevoir.
« Je ne te parlerai jamais de rentabilité en parlant de laine », me confie-t-elle.
Car dans les Pyrénées, la laine est devenue le déchet d’une autre industrie, plus rentable : la viande.

Nos échanges ont vite pris la direction de ce sujet central : comment valoriser cette laine ?
Non pas que les idées manquent, mais c’est toute une industrie qui a disparu avec la mondialisation textile et qui peine à survivre aujourd’hui. Tous les acteurs de la laine sont d’accord là-dessus : le secteur doit se structurer. Quelques collectifs se battent pour défendre la véritable valeur de la laine, c’est un véritable combat que la filière laine mène contre l’industrie textile mondialisée.

Sarah s’associe, entre autres, avec Virgocoop, traille , Maison Izard et Laines Paysannes pour porter des projets d’envergure et mutualiser les ressources. En économisant sur certains coûts de communication et logistiques, la mutualisation est reine dans ce secteur en crise.

Mais ça n’empêche pas Sarah et son équipe de porter plusieurs projets de front : entre l’atelier de confection, la fabrication de tissu en partant de la récolte de la matière première chez les éleveurs, la mercerie, la marque de déco et le bureau d’étude, on ne s’ennuie pas ici !

